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Séminaire Transatlantic Cultures - Canada

le 13 février 2026

Vendredi 13 février 2026
de 17h à 20h
Institut National d’Histoire de l’Art,
2, rue Vivienne, 75002 Paris,
salle Peiresc

Séance du 13 février 2026, de 17h à 20h. En partenariat avec le projet « Américanisation par les arts » (MSH Paris-Saclay).





Canada





 

- Camilla de Oliveira Savoi (Université de Montréal, Centre de recherches sur les arts et le langage CRAL UMR 8566 EHESS-CNRS) : De l’amateurisme à la reconnaissance : parcours transatlantiques d’artistes impressionnistes canadiennes au tournant du XXe siècle

Au tournant du XXe siècle, Helen McNicoll, Laura Muntz et Florence Carlyle complètent leur formation canadienne par des séjours européens. Dans un milieu artistique dominé par les hommes, elles construisent des réseaux entre femmes (amitiés et associations) essentiels à leur légitimation professionnelle. Ces solidarités transatlantiques leur permettent de contourner les obstacles genrés et d’accéder à la reconnaissance, façonnant ainsi leurs trajectoires au sein de l’impressionnisme canadien.

Camila de Oliveira Savoi est titulaire d’une maîtrise en histoire de l’art de l’Université de Montréal (UdeM), pour laquelle elle a reçu la Bourse d’excellence René-Payant. Elle est actuellement doctorante en cotutelle entre l’UdeM et l’EHESS. Son projet doctoral, financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, porte sur les réseaux des artistes femmes impressionnistes canadiennes et inclut la création d’une carte numérique de leurs trajectoires.


- Françoise Le Jeune (Université de Nantes, Centre de Recherche en Histoire Internationale et Atlantique) : La redécouverte de l’ancienne colonie perdue: réseaux culturels et religieux entre la France et la province du Québec (1855-1905)

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les Canadiens français souhaitent « ardemment » reprendre contact avec la France qui, selon les rumeurs, les avait abandonnés en 1760 aux mains de l’empire britannique. Dans cette présentation, nous nous attacherons à comprendre pourquoi la reprise de contact est si émotionnellement chargée du côté canadien, alors que la France ne semble pas réellement intéressée par rétablir des liens ou des réseaux avec les « anciens colons ». Si contact il y a, ceux-ci passent d’abord par des réseaux littéraires. Puis au tournant du siècle, ce sont les Français qui s’intéressent à la « colonie perdue », en créant des réseaux transatlantiques visant à développer l’immigration vers le Québec. Cette dynamique nouvelle voit le développement d’une rhétorique franco-canadienne au sein de réseaux religieux et ultramontains à Québec et à Paris, afin de sauver le « fait français » des griffes de la République et de l’implanter au Canada, par l’immigration et l’éducation religieuse.

Professeure d’histoire britannique et nord-américaine (XVIIIe-XIXe) à Nantes Université et membre du Centre de Recherche en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA), Françoise Le Jeune est spécialiste de l’histoire politique et sociale du Canada anglophone et francophone depuis la Conquête jusqu’à la Confédération canadienne. Elle s’intéresse également aux questions de la migration française vers le Canada, des années 1870 jusqu’à la Grande Guerre, et plus particulièrement vers la Colombie-Britannique


Modération : Sandrine Ferré-Rode (Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Institut d’études culturelles et internationales)
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