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Réensauvager les espaces maritimes en Europe ; constitution des dispositifs du seawilding et critères de légitimation (scientifiques, politiques et sociaux) au regard des politiques de protection de la nature
Avis de soutenance de thèse de Ariane Cornerier
le 2 février 2026
Lundi 2 février 2026
14h
14h
UVSQ
5 boulevard d'Alembert,
78280 Guyancourt
Salle des thèses
5 boulevard d'Alembert,
78280 Guyancourt
Salle des thèses
Résumé :
Émanant d’un contexte composite entre biologie de la conservation et militantisme radical américain, le réensauvagement apparaît dans les années 1980 en milieu terrestre et vise à rétablir la wilderness, la nature dite sauvage, dans une approche préservationniste. Depuis les années 2010, des initiatives de rewilding marin fleurissent partout dans le monde, et a fortiori en Europe de l’Ouest. Les porteurs de projets comptent rétablir la fonctionnalité des processus naturels des écosystèmes marins par des approches de restauration écologique, mais aussi de laissez-faire. Outre cet aspect écologique, les seawilders affirment que leurs initiatives sont à contre-courant du modèle dominant de conservation de la nature.
La thèse propose d’étudier les conditions d’élaboration et de justification des initiatives de seawiding. Encore peu étudié par les sciences sociales, le seawilding interroge pourtant l’adaptation d’un concept forgé en contexte terrestre, à l’océan, caractérisé par des spécificités à la fois écologiques (interconnectivité, dynamisme), physiques (courants marins), juridiques (absence de propriété foncière).
Pour saisir l’originalité de cette proposition, la thèse s’appuie sur une double structuration théorique, celle de l’histoire environnementale et de la science politique. Ainsi, la perspective historique permet de comprendre l’évolution de la représentation des mondes océaniques en Europe de l’Ouest, d’en saisir les conditions d’une appropriation technique et capitaliste, pour comprendre la complexité des interactions en cours dans les opérations de seawilding. La perspective politiste interroge les conditions d’institutionnalisation des expériences de seawilding, en tant que politique de conservation de la nature, en étudiant les stratégies de légitimation, les registres argumentatifs et les rapports de force structurant l’offre politique des seawilders, à l’heure des mers anthropocéniques.
Membres du jury :
- Tarik Dahou, IRD (rapporteur)
- Sylvie Ollitrault, Université Paris Nanterre (rapporteure)
- Nathalie Berny, Sciences Po Rennes (examinatrice)
- Alix Levain, Université de Bretagne Occidentale (examinatrice)
- Camille Mazé-Lambrechts, Sciences Po Paris (examinatrice)
- Grégory Quenet, CHCSC, UVSQ Paris-Saclay (co-directeur)
- Bruno Villalba, PRINTEMPS, UVSQ Paris-Saclay (co-directeur)
Émanant d’un contexte composite entre biologie de la conservation et militantisme radical américain, le réensauvagement apparaît dans les années 1980 en milieu terrestre et vise à rétablir la wilderness, la nature dite sauvage, dans une approche préservationniste. Depuis les années 2010, des initiatives de rewilding marin fleurissent partout dans le monde, et a fortiori en Europe de l’Ouest. Les porteurs de projets comptent rétablir la fonctionnalité des processus naturels des écosystèmes marins par des approches de restauration écologique, mais aussi de laissez-faire. Outre cet aspect écologique, les seawilders affirment que leurs initiatives sont à contre-courant du modèle dominant de conservation de la nature.
La thèse propose d’étudier les conditions d’élaboration et de justification des initiatives de seawiding. Encore peu étudié par les sciences sociales, le seawilding interroge pourtant l’adaptation d’un concept forgé en contexte terrestre, à l’océan, caractérisé par des spécificités à la fois écologiques (interconnectivité, dynamisme), physiques (courants marins), juridiques (absence de propriété foncière).
Pour saisir l’originalité de cette proposition, la thèse s’appuie sur une double structuration théorique, celle de l’histoire environnementale et de la science politique. Ainsi, la perspective historique permet de comprendre l’évolution de la représentation des mondes océaniques en Europe de l’Ouest, d’en saisir les conditions d’une appropriation technique et capitaliste, pour comprendre la complexité des interactions en cours dans les opérations de seawilding. La perspective politiste interroge les conditions d’institutionnalisation des expériences de seawilding, en tant que politique de conservation de la nature, en étudiant les stratégies de légitimation, les registres argumentatifs et les rapports de force structurant l’offre politique des seawilders, à l’heure des mers anthropocéniques.
Membres du jury :
- Tarik Dahou, IRD (rapporteur)
- Sylvie Ollitrault, Université Paris Nanterre (rapporteure)
- Nathalie Berny, Sciences Po Rennes (examinatrice)
- Alix Levain, Université de Bretagne Occidentale (examinatrice)
- Camille Mazé-Lambrechts, Sciences Po Paris (examinatrice)
- Grégory Quenet, CHCSC, UVSQ Paris-Saclay (co-directeur)
- Bruno Villalba, PRINTEMPS, UVSQ Paris-Saclay (co-directeur)
Informations complémentaires
Contact : ariane.cornerier@sciencespo.fr
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