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- Publié le 24 juin 2026
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Médias, violence et monstration. Actualité, fiction et formes de visibilité de la criminalité contemporaine
Appel à communications : journée d’étude organisée par Florian Leniaud, avec le soutien des laboratoires CHCSC, CREW, CERILAC.
le 5 mars 2027
Vendredi 5 mars 2027
Université Sorbonne Nouvelle, Paris
(Campus de Nation)
(Campus de Nation)
Omniprésente dans les imaginaires médiatiques contemporains, la violence criminelle circule désormais à travers une pluralité de supports et de formats. Des chaînes d’information en continu aux plateformes numériques, du true crime aux séries télévisées, des jeux vidéo aux vidéos amateures diffusées sur les réseaux sociaux, des productions documentaires aux représentations fictionnelles du meurtre, le crime semble faire l’objet d’une exposition visuelle permanente. Loin d’impliquer une transparence de la violence elle-même, cette circulation médiatique repose toutefois sur des mécanismes complexes de sélection, de cadrage ou encore de mise en scène. Entre exposition et invisibilisation, fascination et rejet, les médias organisent ainsi différents régimes de monstration qui déterminent ce qu’il devient possible — ou non — de voir de la violence contemporaine.
Centrée sur les formes de visibilité de la criminalité, cette journée d’étude propose de déplacer le regard de la violence vers les dispositifs médiatiques, narratifs et visuels qui contribuent à en construire les représentations contemporaines. Quels corps la violence médiatique donne-t-elle à voir ? Quelles formes de violence demeurent invisibles ? Comment se fabriquent des figures criminelles héroïques, monstrueuses ou victimaires ? Dans quelle mesure la circulation numérique des images transforme-t-elle le statut de la preuve visuelle et le rapport au réel ?
Marqué par une montée des tensions politiques et des violences idéologiquement motivées, le contexte contemporain renouvelle également les enjeux liés à la visibilité médiatique du crime. Si de nombreux historiens considèrent encore les années 1960, 1970 et 1980 comme une période particulièrement violente, marquée par les assassinats politiques, les attentats et les émeutes de masse, la singularité actuelle semble davantage résider dans l’hypermédiatisation et la diffusion numérique permanente de ces violences ainsi que dans la polarisation croissante des idées et des discours. Réseaux sociaux, captations amateures, circulation virale des images et commentaires en temps réel contribuent désormais à renforcer leur visibilité, leur diffusion et leur impact symbolique, tout en brouillant les frontières entre information, spectacle, témoignage et mise en scène.
À l’intersection de l’actualité et de la fiction, de l’information et de la narration, des formes visibles et invisibles de la violence, la journée explorera également les transformations induites par les environnements numériques contemporains : journalisme participatif, plateformes sociales, IA générative, deepfakes ou nouvelles formes de manipulation visuelle. Espaces de représentation de la violence autant que lieux de production symbolique, les médias participent désormais à la fabrication de récits, d’imaginaires et d’affects collectifs liés à la criminalité contemporaine.
Sans bornage géographique particulier, la journée entend favoriser les approches transnationales et comparatistes afin d’interroger la diversité des régimes médiatiques de visibilité de la violence contemporaine. Les propositions portant sur différents espaces culturels, politiques ou médiatiques seront particulièrement bienvenues.
Les propositions pourront notamment porter sur :
● Les formes de monstration et d’invisibilisation de la violence criminelle ;
● La représentation médiatique des corps victimes ;
● Les rapports entre violence politique, terrorisme et visibilité ;
● Les récits criminels et les processus de mythification du tueur ;
● Le true crime, les faits divers et les nouvelles économies de l’attention ;
● Les enjeux déontologiques liés à la diffusion des images violentes ;
● Les plateformes numériques, réseaux sociaux et circulations virales ;
● Les deepfakes, l’intelligence artificielle et la manipulation des images ;
● Les représentations fictionnelles de la violence dans le cinéma, les séries ou les jeux vidéo.
Issues des médias d’information, du cinéma, des séries télévisées, des jeux vidéo, des plateformes numériques, des réseaux sociaux, du podcast, de la photographie, du documentaire ou encore des productions amateures, les communications pourront s’appuyer sur des corpus variés. Les approches interdisciplinaires relevant notamment des études médiatiques, des visual studies, des cultural studies, de la sociologie, de l’histoire ou des sciences de l’information et de la communication seront particulièrement appréciées.
Modalités de soumission :
Les communications, français ou anglais, dureront vingt minutes. A l’issue de cette journée d’études, une sélection d’articles retravaillés pour publication en anglais pourra paraître dans la revue InMedia. Les propositions de communication (300-500 mots, franç ais ou anglais) accompagnées d’une brève bio-bibliographie sont à envoyer avant le 30 septembre 2026 à media.violence.monstration@gmail.com. La journée d’étude aura lieu le 5 mars 2027 sur le campus de Nation à l’Université Sorbonne Nouvelle, Paris.
Centrée sur les formes de visibilité de la criminalité, cette journée d’étude propose de déplacer le regard de la violence vers les dispositifs médiatiques, narratifs et visuels qui contribuent à en construire les représentations contemporaines. Quels corps la violence médiatique donne-t-elle à voir ? Quelles formes de violence demeurent invisibles ? Comment se fabriquent des figures criminelles héroïques, monstrueuses ou victimaires ? Dans quelle mesure la circulation numérique des images transforme-t-elle le statut de la preuve visuelle et le rapport au réel ?
Marqué par une montée des tensions politiques et des violences idéologiquement motivées, le contexte contemporain renouvelle également les enjeux liés à la visibilité médiatique du crime. Si de nombreux historiens considèrent encore les années 1960, 1970 et 1980 comme une période particulièrement violente, marquée par les assassinats politiques, les attentats et les émeutes de masse, la singularité actuelle semble davantage résider dans l’hypermédiatisation et la diffusion numérique permanente de ces violences ainsi que dans la polarisation croissante des idées et des discours. Réseaux sociaux, captations amateures, circulation virale des images et commentaires en temps réel contribuent désormais à renforcer leur visibilité, leur diffusion et leur impact symbolique, tout en brouillant les frontières entre information, spectacle, témoignage et mise en scène.
À l’intersection de l’actualité et de la fiction, de l’information et de la narration, des formes visibles et invisibles de la violence, la journée explorera également les transformations induites par les environnements numériques contemporains : journalisme participatif, plateformes sociales, IA générative, deepfakes ou nouvelles formes de manipulation visuelle. Espaces de représentation de la violence autant que lieux de production symbolique, les médias participent désormais à la fabrication de récits, d’imaginaires et d’affects collectifs liés à la criminalité contemporaine.
Sans bornage géographique particulier, la journée entend favoriser les approches transnationales et comparatistes afin d’interroger la diversité des régimes médiatiques de visibilité de la violence contemporaine. Les propositions portant sur différents espaces culturels, politiques ou médiatiques seront particulièrement bienvenues.
Les propositions pourront notamment porter sur :
● Les formes de monstration et d’invisibilisation de la violence criminelle ;
● La représentation médiatique des corps victimes ;
● Les rapports entre violence politique, terrorisme et visibilité ;
● Les récits criminels et les processus de mythification du tueur ;
● Le true crime, les faits divers et les nouvelles économies de l’attention ;
● Les enjeux déontologiques liés à la diffusion des images violentes ;
● Les plateformes numériques, réseaux sociaux et circulations virales ;
● Les deepfakes, l’intelligence artificielle et la manipulation des images ;
● Les représentations fictionnelles de la violence dans le cinéma, les séries ou les jeux vidéo.
Issues des médias d’information, du cinéma, des séries télévisées, des jeux vidéo, des plateformes numériques, des réseaux sociaux, du podcast, de la photographie, du documentaire ou encore des productions amateures, les communications pourront s’appuyer sur des corpus variés. Les approches interdisciplinaires relevant notamment des études médiatiques, des visual studies, des cultural studies, de la sociologie, de l’histoire ou des sciences de l’information et de la communication seront particulièrement appréciées.
Modalités de soumission :
Les communications, français ou anglais, dureront vingt minutes. A l’issue de cette journée d’études, une sélection d’articles retravaillés pour publication en anglais pourra paraître dans la revue InMedia. Les propositions de communication (300-500 mots, franç ais ou anglais) accompagnées d’une brève bio-bibliographie sont à envoyer avant le 30 septembre 2026 à media.violence.monstration@gmail.com. La journée d’étude aura lieu le 5 mars 2027 sur le campus de Nation à l’Université Sorbonne Nouvelle, Paris.
Informations complémentaires
Comité scientifique :
Florian Leniaud (Université de Versailles Saint-Quentin Paris Saclay, CHCSC)
Sébastien Lefait (Aix-Marseille Université, LERMA)
Emmanuelle Delanoë-Brun (Université Sorbonne Nouvelle, CREW)
Pierre-Olivier Toulza (Université Paris-Cité, CERILAC)
Simon Dawes (Université de Versailles Saint-Quentin Paris Saclay, CHCSC)
Florian Leniaud (Université de Versailles Saint-Quentin Paris Saclay, CHCSC)
Sébastien Lefait (Aix-Marseille Université, LERMA)
Emmanuelle Delanoë-Brun (Université Sorbonne Nouvelle, CREW)
Pierre-Olivier Toulza (Université Paris-Cité, CERILAC)
Simon Dawes (Université de Versailles Saint-Quentin Paris Saclay, CHCSC)