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Tianjin Time Machine : projet post-doctoral lauréat de l'appel 2020 du DIM de la région Île-de-France « Matériaux anciens et patrimoniaux »

Le projet Tianjin Time Machine, porté par Aurélia Desplain et lauréat de l'appel 2020 du Domaine d’intérêt majeur de la région Île-de-France « Matériaux anciens et patrimoniaux », vise à créer une plateforme permettant de réaliser une visite virtuelle sonore immersive de l’ancienne concession française de la municipalité de Tianjin.

du 1 décembre 2020 au 30 juin 2022

Décembre 2020 - Juin 2022
Institut d'études culturelles (IECI)
Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC)

Aurélia Desplain, docteure en anthropologie sociale – ethnologie, est postdoctorante au Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC – UMR 8173 Chine, Corée, Japon – EHESS / CNRS / Université Paris Diderot). Elle met en œuvre le projet Tianjin Time Machine pour 18 mois, à compter du 1er décembre 2020. Il s’agit d’un projet interdisciplinaire en anthropologie sociale, histoire contemporaine, géomatique et sciences de l’information et de la communication. Il se donne pour but de créer une plateforme permettant de réaliser une visite virtuelle sonore immersive de l’ancienne concession française de la municipalité de Tianjin, à partir des édifices bâtis par le Crédit Foncier d’Extrême-Orient dans cette concession.

La municipalité de Tianjin, aujourd’hui riche de plus de 15 millions d’habitants entend devenir la troisième métropole du pays et incarner la modernité chinoise. Véritable lieu stratégique international dès la fin la seconde guerre de l’opium (1856-1860), la ville devint « port de traité » et ouvrit progressivement son territoire à neuf concessions étrangères : anglaise, française, américaine, allemande, japonaise, russe, italienne, autrichienne et belge. L’histoire de ces concessions ainsi que leur héritage architectural participent actuellement pleinement de la (re)construction de l’identité de Tianjin. Les processus de modernisation de la ville s’accélérant à partir des années 2000 ont mis en tension les logiques de rénovations urbaines avec celles de la préservation d’un riche patrimoine architectural et de sa mise en tourisme. Le projet vise à faire revivre des lieux de l’ancienne concession française (certains patrimonialisés, d’autres disparus) afin de creuser les questions soulevées par l’articulation de ces tensions. À partir des archives méconnues du Crédit Foncier d’Extrême-Orient, il s’agira de regrouper des sources diverses (iconographiques, textuelles, sonores), pour offrir une visite virtuelle immersive sur une plateforme en ligne mettant à disposition des collections de médias, en intégrant les dimensions spatio-temporelles et la numérisation 3D d’un bâtiment prestigieux.

Porté par l’École Française d’Extrême-Orient (Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche), le Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC – UMR 8173 Chine, Corée, Japon – EHESS / CNRS / Université Paris Diderot), le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris Saclay) et la Plateforme géomatique de l’EHESS, le projet Tianjin Time Machine est lauréat de l’appel à projets « Post-doctorat » 2020 du Domaine d’intérêt majeur de la région Île-de-France « Matériaux anciens et patrimoniaux ». Les responsables scientifiques sont Luca Gabbiani, Isabelle Thireau, Anne-Claude Ambroise-Rendu et Éric Mermet.

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cecmc   efeo


Crédit photographique : Archives du Crédit Foncier d’Extrême-Orient.