Accès direct au contenu

Dans :

Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés contemporaines - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

Imprimer la page
impression pdf

CHCSC > Actualités > Soutenances

"La Librairie parisienne sous surveillance, 1814-1848 : Imprimeurs en lettres et libraires sous les monarchies constitutionnelles" par Marie-Claire Lefils-Boscq

par Marie-Claire Lefils-Boscq Discipline : Histoire et Civilisations, histoires des mondes modernes et contemporains

soutenances thèses
Au temps des dernières monarchies françaises, les diffuseurs d’écrits, imprimeurs en lettres et libraires, font l’objet d’un contrôle serré, orchestré par l’administration de la Librairie. Imprimeurs et libraires doivent être titulaires d’un brevet signé par le roi, titre professionnel personnel. Le brevet est l’instrument-clé du contrôle (à l’entrée en exercice et, ultérieurement, par la menace d’une suppression en cas de condamnation). Les inspecteurs de la Librairie et les commissaires de police contrôlent ateliers et boutiques, s’assurent du respect des procédures et vérifient que les ouvrages diffusés ne sont pas contraires à l’ordre établi et porteurs de subversion. Les lois promulguées au cours des trois règnes définissent, en matière de publications, les crimes et délits passibles de sanctions et les peines afférentes (amendes et emprisonnement). L’étude de la surveillance de la librairie de 1814 à 1848 souligne les hésitations du pouvoir, entre liberté de publication et censure.


Abstract :
In the days of France’s latest monarchies, Parisian printers and booksellers were being imposed a very strict control organized by the bookselling authority. A printer as well as a bookseller could only work provided they should be in possession of a “brevet”, a professional license delivered individually by the king. Therefore, a “brevet” became the key-instrument to strengthen the power of the bookselling management. By this means, they controlled the access to “bookselling” along with the threat of a potential withdrawal. Bookselling inspectors as well as police superintendents would go to workshops and bookshops to check whether legal procedures were being respected and ensured the books sold are not subversive ones. New laws completed the judicial arsenal by defining crime which, as far as publishing is concerned, was subject to fines or imprisonment. The study of the bookselling surveillance from 1814 to 1848 emphasizes the monarchies hesitating between freedom of the press and unspoken censorship.
 

Membres du jury :

Christine HAYNES, Professeur Associé, à l’Université de Caroline du Nord, Charlotte, Etats-Unis – Rapporteur
Elisabeth PARINET, Directrice d’Etudes, à l’Ecole nationale des Chartres, Paris – Rapporteur
Jean-Yves MOLLIER, Professeur des Universités, à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines – Directeur de thèse
Frédéric BARBIER, Directeur de Recherche, à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris – Examinateur
Jean-Claude YON, Professeur des Universités, à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines – Examinateur
Jean-Dominique MELLOT, Conservateur Général, à la Bibliothèque Nationale de France, Paris – Examinateur 

Dernière mise à jour de cette page : 18 décembre 2013


Informations pratiques

le jeudi 12 décembre 2013 à 14h30
A l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Bâtiment d'Alembert
Salle des Thèses
5/7 boulevard d'Alembert 78280 Guyancourt
 

Recherche d'une actualité

Recherche d'une actualité

http://www.uvsq.fr