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Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés contemporaines - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

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Exotisme musical et Atlantique noir

Cette journée d’étude vise à faire entrer en dialogue une série de travaux en sociologie, en anthropologie et en histoire interrogeant les relations entre musique et exotisme au cours du XXe siècle.

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L’exotisme marque les productions musicales dont les racines sont définies comme éloignées de la culture européenne. La notion d’exotisme fait référence à l’intérêt entretenu par le sujet d’une énonciation pour quelque chose qui lui serait extérieur, en même temps qu’elle suppose la séparation – spatiale et / ou temporelle – entre ce sujet (le plus souvent européen) et l’objet de son goût (posé comme radicalement autre). Ce  « goût  des  choses  des  Autres »  (De l’Estoile  2007) prend une forme particulière au XIXe siècle sous l’influence des idéologies de la nation et du progrès. Il est perceptible tout au long du XXe et du XXIe siècles, et dans un contexte de mondialisation, plusieurs productions musicales liées à des groupes minoritaires, du jazz au rap en passant par la samba ou la Música Popular Brasileira (MPB) se voient définies comme exotiques à mesure qu’elles sont situées en rupture avec les normes d’une légitimité culturelle musicale souvent implicite.

La France, le Brésil, les États-Unis ont la part belle dans les travaux qui seront présentés. Néanmoins, plutôt que de définir un ou plusieurs pays comme objet, nous prendrons comme point de départ la proposition formulée par Paul Gilroy (2010 [1993] : 34) :  « considérer l’Atlantique comme un objet d’analyse un et complexe, et développer sur cette base une perspective explicitement  interculturelle et transnationale ». En examinant des circulations musicales transatlantiques, nous proposons de mettre en discussion l'exotisme associé à la « prise du rythme pulsé (afro-)américain » (Roueff  2013 : 36  ; Fléchet  2013), et ses renouvellements des régionalismes et nationalismes musicaux de l’après-guerre (Vieira 2014) aux imaginaires du minoritaire au tournant du XXIe siècle (Hammou 2012).

Programme


/medias/photo/icone-puce-violet_1326980914396.gifKarim Hammou, Daniela Vieira : introduction de la journée.

/medias/photo/icone-puce-violet_1326980914396.gifAnaïs Fléchet : « "Primitif", "typique", "authentique" ? L’exotisme musical brésilien en perspective historique ».

/medias/photo/icone-puce-violet_1326980914396.gifOlivier Roueff : « L'avènement du rythme pulsé, ca 1902 : la racisation transatlantique des perceptions musicales ».

/medias/photo/icone-puce-violet_1326980914396.gifKeivan Djavadzadeh, Anaïs Fléchet, Vassili Rivron : Table ronde : « Décrire l'exotisme : questions méthodologiques ».

/medias/photo/icone-puce-violet_1326980914396.gifDaniela Vieira : « Le rap à la São Paulo Fashion Week : diversité ou exotisme ? ».

/medias/photo/icone-puce-violet_1326980914396.gifKarim Hammou : « Vendre du rap français en 1996. Innovations marchandes autour
d’un produit culturel altérisé ».

/medias/photo/icone-puce-violet_1326980914396.gifCécilia Pirès : « La musique armoriale : construire une identité musicale du Pernambouc au temps de la dictature militaire brésilienne (1964-1985) ».

Bibliographie

De l'Estoile Benoît, 2007, Le Goût des Autres, Flammarion.
Fléchet Anaïs, 2013, Si tu vas à Rio... La musique populaire brésilienne en France au XXe siècle, Armand Colin.
Gilroy Paul, 2010 [1993], L'Atlantique noir, Editions Amsterdam.
Hammou Karim, 2012, Une histoire du rap en France, La Découverte.
Roueff Olivier, 2013, Jazz, les échelles du plaisir, La Dispute.
Vieira dos Santos Daniela, 2014, As Representações de Nação nas Canções de Chico Buarque e Caetano Veloso: do nacional-popular à mundialização, IFCH, Unicamp.

Dernière mise à jour de cette page : 1 septembre 2017


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