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Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés contemporaines - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

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Lecture Création : Les vraies femmes d'Anne Charlotte Leffler

Après la très belle lecture donnée le 21 février à la Librairie Palimpseste, la Bibliothèque nordique reçoit le 8 mars la Compagnie Benoît Lepecq pour la lecture de la pièce Les Vraies Femmes dans son intégralité. Cette création en France, dirigée par Benoît Lepecq, suit la traduction de l’oeuvre dramatique d’Anne-Charlotte Leffler par Corinne François-Denève, parue aux éditions Classiques Garnier.

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Jouée pour la première fois le 15 octobre 1883, Les Vraies Femmes est la pièce la plus connue de Leffler, même si elle donne une image sans doute erronée de l’art de la dramaturge : c’est pour cette pièce à thèse, dépourvue des touches de comédie que Leffler insuffle souvent même à ses productions les plus « sérieuses », que l’on se souvient de Leffler, sans doute parce que Les Vraies Femmes ressemble aux pièces de Strindberg et d’Ibsen...Il est vrai qu’avec cette pièce, Leffler voulait «väcka strid, rifva upp, oroa och störa folk i sitt lugn» (« susciter la polémique, ébranler, déranger, troubler la quiétude des gens »). La pièce réussit d’ailleurs parfaitement à susciter la polémique : elle déchaîna l’ire de Strindberg qui, dans une préface supprimée de Giftas-II, s’en prend à l’ouvrage « stupide » et « enragé » de «Madame Edgren », qui « veut que la maîtresse de maison puisse cacher une partie des biens qui appartiennent à la famille dans les tiroirs des commodes ».

Il a souvent été́ dit que Les Vraies femmes était une des premières pièces suédoises à parler de la « question de la femme ». La pièce prend en tout cas appui sur une réalité́ sociologique : depuis 1874 en effet une loi autorisait les femmes mariées à conserver par devers elles les revenus qu’elles tiraient de leur travail, ou les biens propres qu’elles possédaient avant leur mariage, ou dont elles devenaient propriétaires par héritage. C’est là l’argument de la pièce : Julie Bark saura-t-elle être une « vraie femme » au sens où l’entend son mari, le dispendieux Pontus,  et lui donner son argent, ou sera-t-elle une « vraie femme » au sens où l’entend sa fille, la « moderne » Berta, qui veut qu’elle garde cette somme pour elle ?

Nous proposons cette lecture à la Bibliothèque Nordique, après Sauvé, d'Alfhild Agrell, créé en décembre 2016. Les deux pièces entrent curieusement en résonance. L’argent, une dette, son remboursement, sont au cœur de ces deux pièces. Ce qui est « dû » est toutefois bien plus que de l’argent : les femmes s’interrogent sur leur sort, en demandent compte aux hommes.
Pour que le diptyque fasse écho, il a été demandé à la même distribution d’endosser les deux séries de personnages.

Distribution :

Barbara Castin (Lissi),
Pierre Duprat (Wilhelm),
Corinne François-Denève (Lovisa),
Benoit Lepecq (Pontus Bark),
Marion Malenfant (Berta),
Fabienne Périneau (Julie Bark),
Joffrey Roggeman (Lundberg)
Lecture dirigée par Benoit Lepecq.

Informations complémentaires :

A l’occasion de la Journée de la femme et dans le cadre du cycle « Jeunes femmes en colère ».

La lecture sera suivie d’un pot offert par l’épicerie suédoise Affären.
Réservation souhaitée à l’adresse bsgnordique@univ-paris3.fr ou au 01.44.41.97.50

Un évènement organisé par la Bibliothèque Nordique et la Compagnie Benoit Lepecq, avec le soutien du CHCSC et d’Affären.

Dernière mise à jour de cette page : 3 mars 2017


Informations pratiques

Le mercredi 8 mars à 18h15
Bibliothèque nordique
6, rue Valette
75005 Paris.
Accès : RER B Luxembourg,
métro Maubert-Mutualité,
bus 84 et 89 Panthéon
 

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