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Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés contemporaines - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

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Ah ! l’amour !

À propos d'une lecture théâtralisée de la pièce Ah ! l’amour ! (Den kärleken ! 1891)

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Ah ! l’amour ! (Den kärleken ! 1891), comédie en deux actes d’Anne Charlotte Leffler, n’avait jamais été traduite en français, et encore moins représentée en France. A l’occasion de la sortie du Théâtre Complet de Leffler, traduit par Corinne François-Denève, et édité aux Classiques Garnier, nous vous proposons une lecture théâtralisée de la pièce.

Ah ! l’amour !
évoque l’amour qui lie Vendla à Rudolf, en dépit des diverses difficultés qu’ils peuvent rencontrer. Rudolf est un impulsif, un homme du XIXe siècle, autoritaire et un peu brusque. Vendla, au début de la pièce, est au contraire une jeune femme qui fréquente les militantes « émancipées » de son époque. Gunborg, en particulier, tente de lui apprendre les règles de la vulgate féministe. Mais Vendla ne peut résister à Rudolf. Elle l’épouse, en dépit de ses défauts. Au deuxième acte, Vendla et Rudolf vivent heureux, dans un foyer « traditionnel » où Monsieur travaille et où Madame est aux petits soins pour lui. Soudain arrivent Gunborg et une amie, Mina. La bataille va faire rage.

Sous des dehors légers et gais, la pièce de Leffler parle de la violence dans le couple, des rôles que la société assigne aux hommes et aux femmes, de la domination masculine, de l’aveuglement de l’amour, de la résignation nécessaire, du couple, des amitiés et des idéaux trahis. Le débat en est encore terriblement actuel.

Opérations de valorisation envisagées

La pièce pourrait être présentée en lien avec la thématique « Femmes dans le monde ». Gunborg est une militante féministe, une suffragette. Vendla tente de le devenir, mais y renonce. La pièce aborde également la thématique du mariage et du gender de façon originale. Dans un pays supposément progressiste comme la Suède, c’est un courant semble-t-il réactionnaire qui l’emporte. Enfin, la relation qui lie Gunborg à Vendla ne laisse pas d’être ambigu. Amour lesbien qui ne dit pas son nom ?

Il nous apparait également opportun de faire intervenir les étudiants suédois de la Maison, et ceci de deux façons :

- Nous aimerions profiter de la présence d’un apprenti comédien au sein de la Maison, Oliver Nilsson, pour lui proposer de tenir le petit rôle d’Asp dans le premier acte. L’idée est qu’Oliver joue… en suédois, et les autres en français ! Il y aura une présentation de la pièce en français et en suédois avant, un résumé en suédois, en anglais et en français de la pièce à disposition. Si débat il y a dans le cadre de « Femmes dans le monde », on peut également imaginer qu’il se tienne en suédois, en français ou en anglais.

- La lecture théâtralisée serait de temps à autre interrompue par des transitions chantées. Nous proposons aux étudiants suédois de la maison de proposer des chansons suédoises « kitsch » ou « culte » qui pourraient illustrer des moments-clés de la pièce. Cela pourrait donner lieu à un concours doté de prix !

Informations complémentaires :

Distribution
Jeanne-Marie Garcia : Mme Sandström
Lise Gervais : Gunborg
Frédéric Losseroy : Rudolf
Oliver Nilsson : Asp
Danae Sepulcre Nativi : Mina
Delia Sepulcre Nativi :Vendla

Une production compagnie Benoit Lepecq
Lecture dirigée par Corinne François-Denève


Partenaires
Maison des étudiants suédois, Cité Universitaire (Pierre Tolcini)
Bibliothèque Nordique, évènement « Hors les murs » (Florence Chapuis)
Compagnie Benoit Lepecq (Benoit Lepecq/Corinne François-Denève)
Laboratoire CHCSC/UVSQ

Dernière mise à jour de cette page : 17 mai 2017


Informations pratiques

 

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