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Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés contemporaines - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

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CHCSC > Actualités > appels à communications

Appel à communications : Journée d'études internationale : L'Océanie et le Pourtour du Pacifique : frontières et transnationalisme dans les relations Océanie-Amérique du Nord et Océanie-Asie.

En novembre 2016, le laboratoire CHCSC à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines organisait une journée d’études intitulée « Amérique du Nord - Océanie : enjeux des relations multimodales entre deux aires culturelles et politiques en mutation »

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Cette conférence visait à réfléchir aux caractéristiques et à la complexité des relations contemporaines entre les États ou les régions d’Amérique du Nord et d’Océanie, ainsi qu’à se livrer à une étude comparative des approches qu’ont ces nations et ces territoires de leurs enjeux partagés ayant une portée régionale ou mondiale – que ce soit dans le domaine économique, social, juridique, environnemental ou culturel. Lors de cette journée de 2016, les chercheurs participants se sont concentrés sur les enjeux suivants : des aspects des relations diplomatiques entre ces deux espaces géopolitiques, les alliances de coopération autochtones en réponse aux héritages coloniaux ou postcoloniaux, et enfin les influences interculturelles entre ces régions, notamment dans le contexte des événements sportifs.

Afin de poursuivre la conversation au sujet de la dynamique et des relations contemporaines entre ces espaces et de l’étendre aux interactions entre l’Océanie et ses voisins d’Asie au regard de l’évolution des politiques étrangères des grandes puissances, une deuxième journée d’études prendra pour prisme la notion de frontière, entendue comme processus dynamique dans le contexte de l’étude des enjeux régionaux, nationaux et internationaux. Prendre la perspective des frontières pour aborder les relations entre deux espaces géopolitiques sous-entend d’envisager ces espaces comme entités territoriales définies par leurs frontières physiques, mais aussi de dépasser ce premier cadre. Cela implique d’analyser les frontières à différentes échelles socio-spatiales et géographiques, et donc de considérer la construction des frontières par les groupes constituant de nouvelles communautés d’intérêts de par leur idéologie, leurs attitudes, leurs discours politiques, leurs choix sociaux, leurs luttes (etc.) par-delà les frontières nationales. Ceci comprendrait également une analyse des perceptions culturelles, littéraires et artistiques relatives aux frontières, comme zones créant et séparant les espaces nationaux mais aussi comme lieux ‘d’entre-deux’, zones liminaires, ‘terres frontalières’ (ou borderlands, en anglais).

Les questions que soulève une perspective ‘frontalière’ sur les relations entre l’Océanie et l’Amérique du Nord et celles entre l’Océanie et l’Asie sont les suivantes : quels États y créent des alliances supranationales pour faire face aux enjeux internationaux actuels, tels que la « crise des réfugiés » ? Quels éléments socio-spatiaux sont en création de par la mondialisation d’enjeux qui dépassent les frontières géopolitiques des nations ? Quels intérêts spécifiques ces espaces défendent-ils, ou bien à quels intérêts s’opposent-ils (notions de propriété, de privilèges, …), et quels sont les fondements éthiques, civiques ou politiques des mouvements qui défient les frontières établies ? Quelles sont les approches communes ou divergentes de ces régions aux enjeux internationaux majeurs (liés aux migrations, aux droits humains, au développement durable, aux héritages coloniaux, etc.) ? Par le biais de quelles relations transnationales des sociétés civiles et de quelles pollinisations culturelles croisées, les frontières établies sont-elles mises en question, et de nouvelles aires frontalières sont-elles élaborées ?

Le terme « Amérique du Nord » fera référence, dans le contexte de cette conférence, aux États-Unis, au Canada et aux États et territoires insulaires de la région Caraïbe. L’Océanie inclut les seize États indépendants de cette zone géographique, tels l'Australie, les Fidji, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, etc. et les nombreuses dépendances insulaires de la région. L’Asie fera référence aux États partageant des intérêts significatifs avec l’Océanie – donc notamment à l’Asie du Sud-Est (Chine, Indonésie, Japon, Malaisie, Taïwan, …), mais aussi à l’Inde.

Ci-dessous une liste (non-exhaustive) des problématiques à traiter dans la perspective des enjeux ‘frontaliers’ entre ces deux aires géographiques :

I. Les relations internationales : la coopération ou la désunion dans l’Anglosphère et au-delà, face aux enjeux mondialisés. Les sujets proposés incluent :
- les réponses aux enjeux environnementaux transnationaux (réchauffement climatique, protection de l’océan), aux questions énergétiques et aux problématiques des droits humains ;
- la coopération entre les petits États insulaires d’Océanie, des Caraïbes et/ou de l’Océan indien (par exemple en matière de développement social et économique durable sur le plan environnemental) ;
- l’évolution récente des relations Océanie-Amérique du Nord et/ou Océanie-Asie (dans le contexte de la présidence de Donald Trump) : en matière de coopération internationale, de commerce (quel avenir pour l’accord de partenariat transpacifique ‘TPP’ ?), d’alliances militaires et de sécurité internationale…

II. Les frontières et le concept de nation dans un monde globalisé et ‘post-colonial’. Les sujets proposés incluent :
- l’idée d’‘américanisation’ des sociétés océaniennes (perceptions et réalités, réponses, …) ;
- les influences culturelles océaniennes en Amérique du Nord et en Asie (l’image des sociétés océaniennes ; la place et la visibilité des communautés océaniennes d’origine immigrée ; les projections culturelles par les États océaniens à des fins commerciales et touristiques, … ; les mécanismes de la construction des imag(inair)es océanien(ne)s, et les perceptions et stéréotypes qui les accompagnent) ;
- la question ‘coloniale’ dans les territoires micronésiens des États-Unis, ou aux Samoa américaines : l’usage stratégique de ces territoires dans la politique étrangère américaine ; le fonctionnement et l’adaptation des institutions locales dérivées de modèles américains ; les perspectives d’avenir de ces territoires, dont leur viabilité en tant qu’États potentiels… ;
- les identités transfrontalières et liminaires, et les perceptions culturelles qui s’y attachent.

Informations complémentaires :

Cette conférence se veut interdisciplinaire et accueillera des chercheurs en sciences humaines et sociales, dont les chercheurs en histoire, en anthropologie, en arts et en littérature, aussi bien qu’en sciences politiques ou en droit. Les présentations seront données en anglais ou en français. Elles dureront vingt minutes, et seront suivies chacune d’une dizaine de minutes de questions.

Date : le 5 octobre 2018
Lieu : Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

Les propositions d’interventions, d’ateliers ou de tables rondes doivent être envoyées à Adrien Rodd (adrien.rodd@uvsq.fr) et Sophie Croisy (sophie.croisy@uvsq.fr) avant le 1er juin 2018. Les organisateurs de la journée d’étude notifieront les auteurs de l’acceptation de leur proposition avant le 15 juillet.

>Télécharger l'appel à communications en anglais [PDF - 148 Ko]
>Télécharger l'appel à communications en français [PDF - 146 Ko]
>Télécharger l'affiche [JPG - 130 Ko]
>Voir le programme de la 1ère journée d'études
>Voir l'appel à communications de la 1ère journée d'études

Dernière mise à jour de cette page : 2 mars 2018


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